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Droit à l'oubli 5 ans après un cancer : ce que ça change pour votre assurance prêt

Depuis la loi Lemoine 2022, le droit à l'oubli s'applique 5 ans après un cancer. Découvrez vos droits et comment un conseiller vous accompagne pour votre assurance prêt.

Publié le 12 juin 2026 7 min de lecture1472 mots

Droit à l'oubli 5 ans après un cancer : ce que ça change pour votre assurance prêt

Vous avez traversé un cancer, vous avez terminé vos traitements depuis plusieurs années, et vous portez aujourd'hui un projet immobilier. La question de l'assurance emprunteur vous inquiète, peut-être même vous freine. C'est compréhensible — et c'est précisément pour cela que le droit à l'oubli a été renforcé. Depuis la loi Lemoine du 28 février 2022, le délai pour bénéficier de ce droit a été ramené à 5 ans après la fin du protocole thérapeutique, sans rechute. Une avancée concrète, qui change vraiment la donne pour une part importante des personnes concernées.

Ce droit ne vous oblige plus à déclarer votre ancien cancer à l'assureur, ni à subir une surprime ou une exclusion de garantie liée à cet antécédent. En d'autres termes : passé ce délai, vous êtes traité comme n'importe quel autre emprunteur. Encore faut-il savoir exactement à quelles conditions ce droit s'applique, comment le faire valoir, et vers qui se tourner si votre situation est un peu plus complexe. C'est précisément là qu'un conseiller expert peut vraiment faire la différence.


Ce que dit la loi Lemoine : le cadre légal du droit à l'oubli

Le droit à l'oubli est encadré par l'article L. 1141-5 du Code de la santé publique, tel que modifié par la loi Lemoine (loi n° 2022-270 du 28 février 2022). Avant cette réforme, le délai était de 10 ans après la fin du protocole thérapeutique pour la plupart des cancers, et de 5 ans pour ceux diagnostiqués avant l'âge de 21 ans. La loi Lemoine a unifié et raccourci ce délai à 5 ans pour tous, quel que soit l'âge au moment du diagnostic.

Concrètement, cela signifie que si votre protocole thérapeutique s'est terminé il y a au moins 5 ans et qu'aucune rechute n'a été constatée depuis, vous n'avez aucune obligation de mentionner cet antécédent dans votre questionnaire de santé. L'assureur ne peut pas vous poser de questions sur ce point, ni en tenir compte pour calculer votre prime ou définir vos garanties.

Il est important de noter que ce droit s'applique à l'assurance emprunteur dans le cadre d'un crédit immobilier ou professionnel. Il ne concerne pas les autres types d'assurance (prévoyance individuelle, assurance-vie, etc.), qui obéissent à des règles différentes.


Qui peut vraiment en bénéficier ? Les conditions à réunir

Le droit à l'oubli ne s'applique pas automatiquement à toutes les situations. Trois conditions doivent être réunies pour en bénéficier sereinement :

1. Le protocole thérapeutique doit être terminé depuis au moins 5 ans. La date retenue est celle de la fin des traitements actifs (chimiothérapie, radiothérapie, chirurgie, hormonothérapie selon les cas), telle qu'elle figure dans vos documents médicaux. Ce n'est pas la date du diagnostic, ni celle de la rémission partielle.

2. Aucune rechute ne doit avoir été constatée depuis la fin du protocole. Si une rechute est survenue, le délai repart à zéro à compter de la fin du nouveau protocole thérapeutique.

3. Le prêt doit concerner un crédit immobilier ou professionnel. Le droit à l'oubli ne s'étend pas à tous les produits financiers ou assurantiels.

Si vous remplissez ces trois conditions, vous pouvez répondre "non" aux questions relatives aux antécédents de cancer dans le questionnaire médical, sans que cela constitue une fausse déclaration. C'est un droit, pas une tolérance.


Ce qui se passe si vous n'êtes pas encore dans les délais

Vous avez terminé vos traitements il y a 3 ou 4 ans, et votre projet immobilier est urgent ? Le droit à l'oubli ne s'applique pas encore, mais cela ne signifie pas que vous êtes sans recours. La convention AERAS (S'Assurer et Emprunter avec un Risque Aggravé de Santé) prévoit un dispositif d'examen renforcé pour les personnes présentant un risque de santé aggravé.

Dans ce cadre, votre dossier est examiné par un pool de médecins conseils, et des solutions personnalisées peuvent être proposées : garanties maintenues avec ou sans surprime, exclusions ciblées sur certaines garanties uniquement, ou encore écrêtement de la surprime pour les emprunteurs aux revenus modestes (article 7 de la convention AERAS). Ce n'est pas le parcours le plus simple, mais avec un conseiller qui prend le temps de vous accompagner, il est tout à fait praticable.

Il existe aussi des compagnies partenaires qui ont développé une expertise réelle sur les profils médicaux atypiques. Un expert dédié peut orienter votre dossier vers les interlocuteurs les mieux adaptés à votre situation, sans que vous ayez à multiplier les démarches seul.


Comment faire valoir votre droit à l'oubli concrètement

La démarche est plus simple qu'on ne le croit souvent, à condition d'être bien préparé. Voici comment procéder à votre rythme, sans pression :

Rassemblez vos documents médicaux. Le document clé est le compte rendu de fin de traitement ou le courrier de votre oncologue attestant de la date de fin du protocole thérapeutique. Conservez-le précieusement : vous n'aurez pas à le transmettre à l'assureur, mais il vous permettra de connaître précisément votre situation.

Vérifiez la date. Comptez 5 ans à partir de la date de fin de protocole, pas du diagnostic. Si vous êtes dans les délais, vous pouvez légitimement ne pas déclarer cet antécédent.

Remplissez le questionnaire de santé normalement. Répondez aux questions posées honnêtement, en ne mentionnant pas l'antécédent couvert par le droit à l'oubli. Aucune question ne devrait d'ailleurs vous être posée sur ce point par un assureur qui respecte la loi.

Faites-vous accompagner si vous avez un doute. La frontière entre ce qui doit être déclaré et ce qui ne le doit pas peut sembler floue, surtout si votre parcours médical a été complexe. Un conseiller à votre écoute peut relire votre situation avec vous, vérifier que vous êtes bien dans les conditions requises, et vous orienter vers les compagnies partenaires les plus adaptées.


Pourquoi un conseiller humain fait vraiment la différence

Les plateformes en ligne permettent d'obtenir des devis rapidement. Mais quand il s'agit d'un antécédent médical, d'un droit légal à faire valoir, ou d'un dossier qui sort des cases standard, la relation humaine change tout. Un conseiller expert prend le temps de comprendre votre parcours, de vous expliquer vos droits sans jargon, et de vous proposer une solution personnalisée — pas un tarif générique.

Chez Deviprox, nos conseillers sont joignables et rappellent sous 24 heures. Ils sont formés pour accompagner les profils de 45 à 65 ans, souvent en plein projet de vie : achat de résidence principale, investissement locatif, transmission. Des projets qui méritent un service vraiment humain, à votre écoute, et pas une série de formulaires à remplir seul devant un écran.

Le droit à l'oubli est une avancée législative majeure. Encore faut-il savoir comment s'en saisir, et ne pas laisser une inquiétude mal informée vous freiner dans votre projet.


Conclusion

Cinq ans après la fin de votre protocole thérapeutique, sans rechute, votre cancer n'a plus à figurer dans votre questionnaire d'assurance emprunteur. C'est un droit inscrit dans la loi, renforcé par la loi Lemoine du 28 février 2022. Il s'applique à tous les cancers, quel que soit l'âge au moment du diagnostic. Si vous n'êtes pas encore dans les délais, des solutions existent via la convention AERAS et les compagnies partenaires spécialisées. Dans tous les cas, vous n'avez pas à traverser ces démarches seul. Un conseiller expert est là pour vous accompagner, à votre rythme, avec toute la sérénité que votre projet mérite.


FAQ

Le droit à l'oubli s'applique-t-il à tous les types de cancer ? Oui. Depuis la loi Lemoine du 28 février 2022, le droit à l'oubli s'applique à tous les cancers, sans distinction de type ou de localisation, dès lors que le protocole thérapeutique est terminé depuis au moins 5 ans et qu'aucune rechute n'a été constatée. L'ancienne distinction selon l'âge au diagnostic (avant ou après 21 ans) a été supprimée.

Dois-je fournir un document médical pour prouver mon droit à l'oubli ? Non. Vous n'avez pas à transmettre de justificatif médical à l'assureur pour exercer votre droit à l'oubli. Vous répondez simplement aux questions du questionnaire de santé sans mentionner l'antécédent concerné. En revanche, conservez vos documents médicaux pour connaître précisément votre date de fin de protocole, au cas où vous auriez un doute sur votre éligibilité.

Que faire si mon dossier est refusé malgré le droit à l'oubli ? Si un assureur vous applique une surprime ou une exclusion en lien avec un antécédent couvert par le droit à l'oubli, il enfreint la loi. Vous pouvez signaler cette pratique à l'ACPR (Autorité de contrôle prudentiel et de résolution), qui supervise les assureurs en France. Un conseiller expert peut également vous aider à identifier une compagnie partenaire qui respecte pleinement vos droits et traite votre dossier de manière personnalisée.